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Club Vosgien

Sainte Marie aux Mines

Assoc CV

HISTORIQUE DE L’ASSOCIATION
 

L’association locale du Club Vosgien est l’une des plus anciennes associations de Ste-Marie-aux-Mines.
En effet elle fut fondée le 7 décembre 1872 à l’initiative de M. DRENKAHN, un Ingénieur des Eaux et Forêts, et comptait à l’origine 16 membres.
Elle en compte actuellement 225, après avoir passé dans les années 1954-1960 le cap des 500.

Notre association, qui a fêté également son 140° anniversaire n’a épargné durant son existence ni efforts physiques, ni dépenses matérielles pour apporter sa pierre à l’ouverture de la vallée au tourisme et pour en faire connaître les multiples aspects.
Il faut faire preuve aujourd’hui de beaucoup d’imagination pour se représenter ce que pouvait être une excursion dans les Vosges à une époque où aucun sentier n’était balisé et où seuls existaient les chemins empruntés par les bûcherons, les marcaires ou autres mineurs.

Pour faire visiter la montagne il convenait en premier lieu d’aménager et de baliser les sentiers.
Dès le début, le Club Vosgien prend soin de rendre accessibles les sommets ou lieux les plus connus tels le Haycot, le Brézouard, le Col de Ste-Marle, la Chaume de Lusse.
De bonne heure elle aménagea aussi des points de vue, installa des bancs, des belvédères, des pavillons et plus tard construisit des refuges.
Notons aussi que pour honorer un membre particulièrement méritant, la section a donné son nom à un sentier tel le sentier Schaechtlin au Fenarupt imitant en cela l’ONF qui a fait la même chose pour les chemins Muller, Hilbrunner ou plus récemment Helfer.

Le Club Vosgien a aussi déployé ses efforts dans le domaine intellectuel.
En plus du dense réseau de sentiers qui commençait à ouvrir notre vallée aux touristes, il chercha à faire mieux connaître notre massif sous tous ses aspects par des conférences, des publications, des guides, des cartes édités par la Fédération du Club Vosgien et largement répandus.
Un des premiers de ces guides est celui de Mundel qui connut douze éditions de 1881 à 1911 et qui est maintenant très recherché.
La section publiait aussi des petits fascicules et cartes renseignant les touristes sur les excursions dans les environs et leur fournissant des indications sur les monuments naturels et historiques
L’édition actuelle de la Fédération, date de 2015 et comprend quatre volumes décrivant plusieurs centaines de balades dans le massif vosgien.

La grande originalité du Club Vosgien , dès sa fondation a été de combiner le travail sur le terrain avec des outils pédagogiques pour ouvrir les Vosges aux touristes et faire connaître au public tous leurs aspects.
La formation n’a pas été oubliée, puisque régulièrement des stages diplomants de guide de randonnée pédestre sont proposés à nos animateurs de randonnées.

A l’époque où le Club Vosgien se mit à ouvrir toutes grandes les portes de notre massif, ce dernier n’était pas encore exposé aux graves menaces qui pèsent sur lui actuellement.
Devant la gravité de la situation le Club Vosgien ne pouvait rester inactif.
Une commission de défense de la nature, des paysages et du patrimoine a été créée et fonctionne.
L’action doit être poursuivie fermement, car le Club Vosgien ne sera pas jugé plus tard sur ce qu’il a aménagé en montagne mais sur ce qu’il a préservé et sauvé.
Il accorde aussi tout son intérêt en étant étroitement associé aux parcs naturels régionaux situés sur les versants lorrain et alsacien de la montagne vosgienne.

A Ste Marie aux Mines, ce sont près de 300 kilomètres de sentiers qui sont confiés à l’entretien et au balisage des bénévoles du Club Vosgien qui bénéficie en ce domaine du précieux concours des collectivités locales et du partenariat avec l’Office National des Forêts.
Ce concours a été particulièrement apprécié après la tempête du 26 décembre 1999 dont les traces sont loin d’être toutes cicatrisées.

Depuis sa création, le Club Vosgien a considérablement évolué dans la conception de ses activités habituelles et, quoiqu’il en soit, il est permis de constater qu’il a toujours sa raison d’être : aider l’homme à retrouver le milieu naturel, savoir s’y intégrer, se réconcilier avec la nature tout en la préservant et en lui faisant comprendre que sa survie en dépend.

 

Un vaste programme qui laisse largement de quoi occuper les prochaines années !